[du lundi 27 avril au samedi 2 mai 2009]

Stage avec René Georges, metteur en scène

Lorsque le théâtre nous rend humain...
Bash, latterday plays
Bash, latterday plays
Bash, latterday plays
Bash, latterday plays

Jamais époque ne fut aussi prête pour le théâtre (Edward Bond)
Comprendre, analyser, mettre en espace, en mouvement, et en sens notre monde... avec le théâtre.

Mondialisation, globalisation, marchandisation. Autant de termes simples, issus de notre quotidien, transformés en concept. Le capitalisme et sa technologie sont régis par ces concepts : tout se vend, tout s’achète. C’est la loi du marché, l’offre ne fait que répondre à la seule demande solvable. Tout ce qui est du domaine de l’inquantifiable, du rationnel, ce qui demande un effort personnel et une mise en question de son mode de vie, tout ce qui fait la question intellectuelle de la relation à l’autre est nié, déclassé. Nos rapports deviennent rugueux et glissent vers une pratique mécanique.

Cela signifie que le théâtre aussi a changé, tout autant que la psychologie humaine. Résultat, nous fonctionnons autrement et mal. Il y a donc un vide dans notre psyché, et c'est ce vide que l'art est sensé combler. L'art se doit de répondre au danger d'une époque dit Edward Bond.

Une question traverse le théâtre : comment être humain? Une autre pourrait s’y ajouter: qu’est ce qu’un être humain ?

Comment aujourd’hui, répondre avec le théâtre à ces deux questions ? Quelle est la place de l'acteur face à ces grandes questions humaines ? Comment apprendre le théâtre en incluant ces questions au centre même d’un stage ou d’un atelier ? Voilà le défi que je propose de relever… Il ne s’agit pas de faire une révolution pédagogique, mais d’aborder au cœur même d’une expérience de quelques jours, ou pourquoi pas dans une école, une université, en gardant un équilibre dans les objectifs d’apprentissage, notre vaste monde d’aujourd’hui.

Nous allons donc travailler avec les élèves, les stagiaires, les comédiens, et pourquoi pas les professeurs, sur les commentaires et essais d'Edward Bond notamment, en débattre, dégager des exercices, établir une réflexion commune, une analyse, et par la suite explorer, mettre en espace, en corps, en mouvements, en voix, en émotions, des textes du théâtre contemporain.

Le théâtre, le vrai, montre cette urgence au réveil et cet ancrage précieux dans la survie de l'humain. Il montre aussi que combattre l’injustice est possible et que cela passe par des paradoxes à analyser. Il nous pousse encore à comprendre les mécanismes de notre époque, et c'est peut-être la chose la plus importante aujourd'hui.

Comprendre le monde dans lequel nous vivons et à travers cette lucidité retrouvée, commencer le travail du changement et de la reconstruction.
Ici et maintenant…
René Georges

distribution

René Georges, chargé de cours à l’Institut des Arts de Diffusion et au Conservatoire de Liège, dirige l’XK Theater Group, un collectif qui développe une recherche artistique résolument moderne, tournée vers notre monde et embarquée dans les thématiques sociales et individuelles de son temps.
Il s’inspire étroitement pour ses mises en scène et ateliers du travail théorique et pratique du dramaturge Anglais Edward Bond.
Nous l’avons rencontré à Avignon en juillet 2008 lors de sa dernière création « Bash, latterday plays » de Neil Labute, et lui avons proposé d’animer un stage à la Maison de théâtre.
Mises en scène :
Allah n’est pas obligé d’Ahmadou Kourouma, programmée au Théâtre de Poche à Bruxelles en janvier 2004 et qui totalise plus de 15000 spectateurs à ce jour. Tournée en Afrique (Burkina Faso, RDC) et en France.
<>Pulsion de Franz Xaver Kroetz, jouée au Théâtre de Namur et au Théâtre de Poche à Bruxelles.
Un partenariat de mise en scène avec Christian Leblicq de Printemps dans un jardin de fou d’Henri Frédéric Blanc, jouée au Théâtre de l’Ancre à Charleroi (mais aussi à Avignon, Bordeaux, Bruxelles, Verdun et qui tourne encore pour le moment…)
Excédents de poids, insignifiant amorphe de Werner Schwab, produite aux Bateliers de Namur, en collaboration avec le TAPS.
Il vient de terminer deux mises en scène, un texte d’Edward Bond Maison d’arrêt au Théâtre de Poche et Bash, latterday plays de Neil Labute au ZUT à Bruxelles et au Théâtre Jardin Passion à Namur.
Et le dernier en date, In limine de et par Michèle Nguyen pour le festival de Mythos à Rennes 2008.
De nombreux rôles au Théâtre :
Dernièrement au Rideau de Bruxelles, il jouait Michania dans Black milk de Sigarev, mais aussi le soldat dans Anéantis de Sarah Kane mis en scène par Michel Bernard, le père dans Visage de Feu de Mayenburg, toujours mis en scène par Michel Bernard. Il fut Ganni Gorda dans Le café des patriotes de Jean-Marie Piemme, mis en scène par Philippe Sireuil au Théâtre Varia en 2001 et repris dans la foulée au Théâtre de Lille.
René Georges a par ailleurs joué dans des pièces aussi variées que Jeux de deux de Sami Keskiväläla (Finlande) pour le Marathon Européen de l’écriture à Bruxelles, dans Chien de Paul Nizon, Ciment de Heiner Müller, Le dernier chant d’Ophélie, une création de la compagnie du Grand Guignol (Prix spécial du Public au Festival de Châlon), Le baiser de la femme araignée de Manuel Puig, Ubu Reine d’après les carnets secrets d’Helena Ceausescu, La langue, l’exil d’après Tahar Ben Jelloun et Mahmoud Darwich, La Vague à l’âme d’après l’œuvre de Fernando Pessoa (115 représentations à ce jour), A ceux qui viendront après nous par le collectif Brecht, Pièces d’identité-Les Grandes Ombres de Jean-Marie Piemme, La cruche cassée de Heinrich Von Kleist. Il travaille fréquemment avec la Compagnie expérimentale Victor B et Jean-Michel Frère (2 spectacles : Victor B, Une certaine image du Bonheur), Le Public de Garcia Lorca mis en scène de Frédéric Dussenne…

Le secteur d’activités très varié de René Georges couvre entre autres des courts métrages, des ateliers destinés aux jeunes défavorisés, des collaborations avec Benoît Mariage sur le casting de ses films. Il est aussi consultant sur des films de fiction. Il donne encore des formations à des futurs instituteurs et enseignants du secondaire, anime des ateliers « théâtre et expression » dans les écoles, mais aussi en Afrique (avec les enfants des rues de Ouagadougou notamment).

presse

  • Coulisses de la fin d'un empire, Cassandre Automne 2008, le 01|10|2008
    « Très inspiré par la pensée d'Edward Bond, ce très talentueux metteur en scène belge nous a fait subir avec Bash, un électrochoc de joie théâtrale. »
  • Coulisses de la fin d'un empire, Cassandre Automne 2008, le 01|10|2008
    « Deux questions cruciales sont brillamment posées dans ce travail à parti d'une traduction : celle de la "norme" sociale proposée par le néo-libéralisme, et celle de la déliquescence de la langue. »

Pour 10 à 15 personnes maximum (ouvert à des personnes ayant déjà une pratique théâtrale confirmée).
Prix du stage : 120€ (+ 20€ d'adhésion à La Cité)