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[2009-2010]
Nous ne nous étions jamais rencontrés
Marseille du Nord au Sud
L'essentiel
Correspondances
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« Sur scène, tu ne diras que des petits bouts de moi mais tu les diras avec, dans ta tête, moi en entier » dit Marion à son actrice.
Deux ans de relation suivie des acteurs avec leur jeune pour se faire confiance dans cette expérience à partager, pour faire tomber ses propres défenses et dépasser l’artifice de la situation initiale.
Deux ans pour aller au-delà des peurs, des incompréhensions et entrer au cœur des émotions, des pensées qui traversent ces jeunes et de leurs histoires respectives.
Deux ans aussi pour que ces cinq adolescents comprennent le processus à l’œuvre et s’interrogent avec nous sur le regard porté sur eux.
C’est de cette confrontation, dans la tension de cette collaboration singulière entre les jeunes et les acteurs que naît à la fois la matière, la forme et la dramaturgie du spectacle.
Un spectacle créé par : Michel ANDRE et Florence LLORET
Avec la participation de : Daouda DANANIR, Marion PITOUS, Belinda LANDJERIT, Nicolas MARCHINI et Chloé SAFROUI,
Jeu : Hugues FESNEAU, Karine FOURCY, Josette LANLOIS, Henry VALENCIA,
Assistanat machinerie vidéo : Samuel BESTER
Création des costumes : Aude AMEDEO
Création lumières : Ludovic DESCLIN
Retranscription des interviews : Sophie SORRET
Administrateur de production : Pierre CAUSSIN

Ce projet a reçu le soutien de la Ville de Marseille, du Conseil Général 13, de la Région PACA, de la DRAC PACA, de la Préfecture des Bouches-du-Rhône dans le cadre du dispositif Intégration républicaine, et a été labellisé par le Ministère de la Culture dans le cadre de « l’Année Européenne du Dialogue Interculturel » en 2008.
Nous tenons également à remercier chaleureusement nos mécènes La Fondation Reunica Prévoyance et la Caisse des Dépôts et Consignations pour leur soutien qui nous ont permis de développer ce projet en faveur des jeunes.

CALENDRIER

Dates Lieu
du 29 mars au 4 avril 2008   Maison de théâtre La Cité, Marseille
les samedi 29, lundi 31, mercredi 2 et vendredi 4 à 20h30
du 28 janvier au 21 février 2009   Maison de théâtre La Cité, Marseille
les jeudi-samedi 20h30 et mercredi 19h30
les 17 et 18 avril 2009   Les Rencontres de La Villette, Paris
du 3 au 5 février 2010   Maison de la culture de Tournai, Tournai (Belgique)
du 10 au 12 février 2010   Festival Paroles d'Hommes, Herve (Belgique)
du 23 au 25 février 2010   Théâtre de l'Ancre, Charleroi (Belgique)
dans le cadre du Kiks! Festival Regard(s) sur la jeunesse
du 11 au 26 mars 2010   Maison de théâtre La Cité, Marseille
les jeudis, vendredis et samedis (20h30)
le mercredi 17 mars (14h30)
le mercredi 24 mars (20h30)
et le jeudi 25 mars (14h)
le 30 mars 2010   L'Entrepôt, Avignon
14h et 20h
les 1er et 2 avril 2010   Espace culturel Busserine, Marseille
le 1er à 14h30 et le 2 à 20h30
le 2 juin 2010   Théâtre de la Colonne, Miramas
avenue Marcel Paul - 04 90 50 05 26

[CORRESPONDANCES]

[29-03-2010]
Je tenais à vous remercier...
par Nathalie Chastan, assistante sociale collège Henri Wallon
> pour ce spectacle auquel nous avons pu assister avec nos élèves de 3ème. Nous avons tout autant apprécié le jeu des comédiens que la manière dont l'adolescence est abordée. Les thèmes, les positions, les réflexions, les questionnements, les hésitations, les sentiments... de ces 5 ados font écho en chacun de nous et je ne pense pas me tromper en vous disant que nos élèves ont vraiment été touché et qu'ils se sont sentis concernés.
J'espère donc avoir le plaisir de pouvoir continuer à travailler avec vous.
[24-03-2010]
J'ai trouvé cela magnifique, touchant, juste et beau.
par Estelle Charles
> Je voulais vous dire à quel point j'ai aimé Nous ne nous étions jamais rencontrés. J'ai trouvé cela magnifique, touchant, juste et beau.
J'étais trop émue à la sortie du spectacle pour pouvoir vous en parler, vraiment j'ai été très touchée...
J'ai trouvé extrêmement fin et intelligent la façon dont cela a été mis en scène, le processus même de la rencontre, des interviews. Voir les jeunes, voir les acteurs, le tout dans un subtil mélange qui donne à voir l'invisible...
On entend tout ce qui n'est pas dit...
On voit tout ce qui n'est pas montré.
Tout est en touche fine et respectueuse.
Jamais on ne tombe dans la caricature. Toujours, nous sommes dans le sensible et l'humain.
Ce spectacle parle des jeunes, mais aussi et surtout de l'humanité en devenir.
j'ai pensé à moi, j'ai pensé à mes enfants. J'ai pensé au monde plus tard, quand eux seront adultes....
[18-04-2009]
Merci !!
par Aude Vandewaeter
> Je reviens de La Villette et comme je n'ai pas osé prendre le micro, je vous envoie ce petit mail...
Le spectacle et le débat m'ont beaucoup émue. Je souhaite vraiment remercier les jeunes pour ce don d'eux-mêmes qu'ils nous ont fait.. Je les trouve tellement courageux. J'ai dû mal à retranscrire mon émotion à travers un ordinateur, mais j'espère qu'ils vont lire mon mail pour qu'ils sachent à quel point c'est généreux de leur part de se livrer comme ça. Je n'aurais jamais osé le faire.
Mais surtout, je veux (vous tous) vous remercier pour ce spectacle si intime. Il a fait résonner en moi beaucoup plus que je n'aurais pu l'imaginer. Et mon adolescence (pas si lointaine, je n'ai que 27 ans) m'est revenue en pleine gueule! Et effectivement, elle n'est pas finie mais fait belle et bien partie de moi.
Bravo et encore merci à vous tous. Et particulièrement aux jeunes car j'ai vraiment l'impression bizarre qu'ils m'ont fait un cadeau en s'ouvrant de cette manière. Bonne continuation. Aude
[22-02-2009]
Au hasard d’une rencontre
par Jean-Claude Azoulay, professeur d’Anglais au LEP Denis Diderot
> Une rue, un lieu, une équipe, un spectacle, une rencontre… par hasard !
À force de passer régulièrement devant cette Maison de Théâtre, il fallait bien qu’un jour je m’y arrête.
Accueil chaleureux, sourires radieux, portes ouvertes sur la scénographie encore inachevée du spectacle en création Nous ne nous étions jamais rencontrés. Intuition : bonne maison…
Projet intrigant, qui fait sens, création ambitieuse, j’irai voir ce spectacle, mais surtout, j’y amènerai aussi mes élèves de Première STI du lycée ZEP où je viens d’être muté, depuis septembre.

J’ai rencontré deux fois ce spectacle.
La première fois, ce fût lors de la 3ème représentation, le samedi soir. Découverte. Scénographie attirante, blanche, tout en lignes de fuites. Je reste. Premières impressions positives : des comédiens encore fragiles, un début déroutant, des pointillés se dessinent sur les décors. Le texte prend vie, prend corps, prend des corps, ceux du public, ceux des comédiens qui s’affirment au fur et à mesure que les voix, porte-voix de ces ados, nous livrent les points d’interrogation de leurs vies. Une alchimie ados-comédiens-ados sur ce cheminement vers l’inconnu, vers soi, vers l’autre. Altérité affirmée, effacée, l’autre apparaît, existe, devient unique, uni à soi. Des paroles portées, des mouvements chorégraphiés, une mise en scène digeste, discrète, efficace.
La deuxième fois fût lors d’une séance scolaire, la veille de la dernière. Mes élèves sont là. D’autres aussi. Salle bruyante, agitée. Appréhension. Comédiens en danger. Début du spectacle tout en énergie. Mes yeux se posent sur chacun de mes élèves. Tous sont déjà dedans, ils sont tout de suite rentrés dans le spectacle, ça leur parle, c’est vécu, c’est vivant. Je peux m’y plonger aussi. Les comédiens sont bons, très bons. Le spectacle a été quelque peu modifié, la vidéo est plus présente, les émotions sont fortes, vraies, le tout a pris de l’ampleur. Finesse, subtilité, nuances. Harmonie du jeu, osmose des Je, ce Nous a décidément pris forme. Cette rencontre a lieu, réellement, entre les ados et les comédiens qui les jouent, entre les comédiens et le public… d’ados, en grande partie.
Le théâtre est là, dans cette salle, dans cette pièce. Cette rencontre est belle. Nous nous rencontrerons à nouveau.

[11-02-2009]
A voir, revoir, inviter, programmer...
par Emile Lansman
> Au Théâtre de la Cité à Marseille, avec mes collègues de la Commission Internationale du Théâtre Francophone, j'ai vu un spectacle fort intéressant : Nous ne nous étions jamais rencontrés... Cinq comédiens entrent dans la peau de cinq jeunes issus de milieux très différents. Sur base d'interviews et de rencontres, le spectacle soulève - de manière vivante et fort agréable - de nombreux problèmes de société. Il donne une image à la fois touchante et sans concession du passé, du présent et de ce que sera sans doute l'avenir de ces jeunes. A voir, revoir, inviter, programmer.
Extrait du blog d'Emile Lansman
[04-04-2008]
C'est une première esquisse.
par Jacques Livchine
> Cinq jeunes : Daouda, Marion, Nicolas, Chloé, Mehdi et Belinda.
Cinq comédiens s'emparent des paroles et des corps de ces jeunes : Hugues Fesneau, Karine Fourcy, Patrick Servius, Henry Valencia, Josette Lanlois.
C'est fait avec pudeur et finesse, avec gravité aussi. C'est bien fait. Le défaut pour l'instant c'est l'empilement de textes pendant 1h45. Or, ces textes ont une tranquille beauté, mais on ne sent pas encore la colonne vertébrale.
On va me rétorquer que c'est parce que j'ai décroché par moments, mais j'ai décroché parce que ce fil rouge qui devrait me tenir en haleine n'est pas encore bien apparent.
Pour l'instant, cela fait "oratorio", c'est une sorte de musique des mots un peu lancinante. On a des jeunes à l'aube de leur vie qui vont essayer de la construire.
Le metteur en scène Michel André ne se fait pas trop de soucis, car ce qui le passionne, c'est la riche aventure que constitue ce lien qu'il entretient depuis deux ans avec ces jeunes.
Puisque c'est une esquisse, et que je suis le plus mauvais spectateur qui existe, je peux exprimer où se trouve mon insatisfaction.
a) Les personnages sont dans un espace abstrait, un no man's land, tout réalisme semble banni. C'est un style, certes mais dont l'austérité peut finir par ennuyer.
b) On aimerait savoir pourquoi ces personnages décident de faire leurs confidences au public, ou pourquoi ces gens de théâtre font leurs investigations.
c) Et puis j'aurais besoin après avoir écouté ces jeunes d'une espèce de point de vue général. ça dit quoi que je ne sache déjà ?
Le public discute longtemps sur le trottoir, c'est un petit week-end de rencontres sur le thème des écritures du réel. Il y aussi un film de Florence LLoret sur EuroMéditerranée, une esquisse de Laurence Février, des lectures de P.Laupin, plein de discussions puisque Roméas, le rédacteur en chef de Cassandre est un invité officiel.
Il y a Daouda, le slameur, il est venu trois fois se regarder. Il a 17 ans, il écrit des slams, il n'est pas peu fier de ce qui lui arrive.
Evidemment, Michel André n'est pas le seul à pratiquer ce théâtre issu de la parole des gens. Certains réécrivent les entretiens à leur manière comme Minyana, ou Joël Pommerat.
D'autres développent les gestuelles et tricotent les entretiens comme la Jacquerie, qui a fait quasiment 6 spectacles basés sur la parole des habitants.
Dominique Ferré est allé retrouver les ouvrières de Lip, et Charles Piaget. Fornier réinterprétait avec brio Piaget. Des dizaines de compagnies ont joué les entretiens de la "Misère du Monde " de Bourdieu.
Lajara ou la compagnie "Gravitation" font carrément jouer les gens eux mêmes,
Le théâtre s'était tellement éloigné de la réalité quotidienne, que ce retour à la case départ et naturelle du théâtre est passé comme innovation.
Le problème, c'est que certaines compagnies ont fait de ce style de théâtre un fond de commerce, un procédé : "je collecte les paroles et rejoue les habitants de votre ville" est-il écrit dans les dossiers de promotion.
[03-04-2008]
Super représentation hier
par Jean-Luc Perceveaux
> Bon j'y connais rien en théâtre, mais si c'est ça "l'écriture du réel", vive elle!!
[01-04-2008]
Bravo...
par Pascal Lebrun-Cordier
> à toi, à Florence, aux comédiens pour ces esquisses. Il y a là un travail impressionnant de justesse ; une présence des comédiens remarquable ; un travail sur le corps, les gestes, les regards, le mouvement ; une mise en jeu de l'image, du double, du "cadre" de vie. C'est un travail d'une richesse et d'une densité qui me touchent. Certaines séquences sont certes fragiles, moins fluides, peut-être maladroites (vers la fin), mais c'est le propre de tout carnet de croquis. Vivement la suite.

PRESSE

[le 22-04-2010]
Zibeline no29
« Cinq acteurs emmenés par le metteur en scène Michel André sont allés à la rencontre d'adolescents de la vraie vie, aventure périlleuse, terrain glissant du partage de l'intime et de l'expérience quotidienne, questionnements, échanges des regards, observation mutuelle, acceptation de l'autre sans jugement et enfin incarnation sur la scène. »
Marie-Jo Dho
[le 16-04-2010]
Michel André, la cité et ses habitants chevillés au coeur
La Provence
Cahier spécial Marseille 2013
« L'Espace culturel Busserine, là où la riche aventure de Nous ne nous étions jamais rencontrés a pris fin. »
Patrick Merle
[le 16-04-2010]
Daouda : "Montrer à un autre public qui on est vraiment"
La Provence
Cahier spécial Marseille 2013
« Ce comorien malgache de 18 ans, né à La Busserine, raconte son expérience enrichissante auprès de Michel André. »
Patrick Merle
[le 05-04-2010]
La face cachée des ados
La Marseillaise
« Michel ANDRE, metteur en scène d'origine belge, consacre une pièce de théâtre à des jeunes marseillais. La dernière s'est jouée devant des gamins des quartiers Nord. »
Catherine Walgenwitz
[le 23-03-2010]
Des ados face au miroir
Libération
« A Marseille, Michel André associe acteurs et jeunes des quartiers pour une réflexion enrichie. »
Michel Henry
[le 16-03-2010]
Les jeunes ont droit de cité
Marseille L'Hebdo
« La création Nous ne nous étions jamais rencontrés est une expérience du réel au théâtre, une rencontre de cinq jeunes marseillais filmés dont les préoccupations et les rêves ont été portés sur les planches par cinq acteurs. »
Audrey Desanto
[le 11-03-2010]
Une jeunesse, une cité, un théâtre
La Provence
« Ce spectacle, tout en interrogeant la société, revisite la relation du théâtre avec la société. »
Annabelle Kempff
[le 10-03-2010]
Quand les jeunes font le théâtre
La Marseillaise
« La Cité, ou comment donner un coup de jeune au théâtre contemporain. »
Pauline Lavoix
[le 01-02-2010]
Le théâtre en classe, au plus près
Tournai
« En soirée et en séances scolaires, la Maison de la culture de Tournai propose un spectacle né d'une fructueuse collaboration avec des jeunes. »
Françoise Lison
[le 01-02-2009]
Le théâtre documentaire ou la démocratisation culturelle en chantier
César
« Des artistes ont depuis de nombreuses années tenté de lier démarche artistique et développement culturel, art et social. »
Marie-Hélène Bonafé

VIDÉOS

Reportage France 3 Paca le 27 janvier 2009
Témoignages des cinq jeunes
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