Pour clôturer cette quatrième saison... un mois de juin intense vous attend !!
A vos agendas... pour toutes les restitutions des travaux :

de l'atelier de recherche dirigé par Gilles Le Moher
paysages Humains

du Collectif d'Ecriture et de Lecture Active dirigé par Pierre Guéry pour Peuple et Culture
Europeana

du travail de correspondances entre des jeunes de quatre lycées marseillais suivi par Karine Fourcy et Hugues Fesneau
Correspondances #2

de la troupe d'adolescents créée en septembre et dirigée par Karine Fourcy
Le(s) pas comme un(s)

Voir les dates sur l'agenda

Un endroit précieux pour nous et pour vous aussi, nous l'espérons.

Un endroit précieux pour nous et pour vous aussi, nous l’espérons.
Un endroit où, pas à pas, d’être à être, s’invente une communauté qui s’agrandit peu à peu et se tient sur la scène, chacun et collectivement, forts de nos différences, avec ce désir de chercher sa poésie propre, avec ce besoin vital qu’il y a en chacun de nous de comprendre, de penser, de créer.

Alors oui, malgré les difficultés, le peu de place, de visibilité accordée encore à ce travail de longue haleine, de fond, en terrain sensible, non médiatique, nous poursuivons notre route et nous nous disons que c’est bien ces gens qui viennent à La Cité et qui n’ont jamais mis les pieds dans une salle de théâtre ; que c’est juste de ne pas proposer seulement de voir du théâtre, mais d’en faire, de participer à une aventure artistique, un échange ; et qu’accueillir aussi tout au long de l’année des artistes, d’autres compagnies, qui peuvent répéter, présenter des étapes de travail, permet de la rencontre et du partage.

Garder ce cap, permettre à des équipes artistiques de chercher, d’expérimenter, et ouvrir le théâtre aux autres, non-acteurs, amateurs, non-professionnels, comme on les appelle, à tous ceux qui sont autour de nous. Etre dans les écoles, les cités, les quartiers, les centres sociaux, aller là où le théâtre ne va pas ou si peu. Ne pas oublier les chercheurs, philosophes, sociologues, qui nous aident à faire avancer nos pensées, nos réflexions, nos idées. Poursuivre la rencontre et leur dire que c’est essentiel qu’ils se mettent à écrire pour le théâtre, un théâtre qui parle à tous, ou tout au moins qui soit compréhensible par tous. Ne pas rester dans son coin, aller voir dehors et convaincre de venir dedans.

Nous vivons de plus en plus isolés les uns des autres, alors que nous avons un formidable besoin d’être ensemble. Le théâtre est un possible espace commun, exigeant, et plein de promesses. Faisons sur la scène de la place au vivant, à ce qui vit, irréductible, fragile.

Michel André, Florence Lloret.